Presse


L'heure de sevrer
mon bébé ?
 
 

Reconsidérer les recommandations habituelles sur l'introduction des solides chez les enfants allaités

Rethinking current recommandations to introduce solid food between four and six months to exclusively breastfeeding infants. HC Borresen. JHL 11 (3),
201-4, 1995. Mots-clés : allaitement, lait humain, nutrition infantile, sevrage.

L'OMS et l'UNICEF recommandent l'allaitement exclusif pendant les 4 à 6
premiers mois l'introduction des solides à partir de cette date devrait se
faire parallèlement à la poursuite de l'allaitement jusqu'à l'âge de 2 ans et au-delà. Certains en ont conclu qu'il fallait déconseiller la poursuite de l'allaitement exclusif pendant plus de 6 mois. Les recherches actuelles montrent toutefois que cette limite de 4 à 6 mois 'imposée" pour l'introduction des solides ne serait pas l'idéal. La poursuite de l'allaitement exclusif après 6 mois peut améliorer le statut nutritionnel et la santé de nombreux enfants, et il a un impact positif sur l'espacement des naissances. De plus, l'introduction précoce des solides peut limiter I'impact de la promotion de l'allaitement, et augmenter celui de la publicité des fabricants d'aliments pour bébés.

Le mythe du « lait maternel insuffisant »

Une étude de Whitehead (1985) concluait que beaucoup de mères ne penvent pas produire assez de lait pour couvrir les besoins énergétiques d'enfants de plus de 4 mois. Mais est-il exact que les bébés allaités voient augmenter à ce point leurs besoins vers cette date ? Nombre des bébés de cette étude recevaient des compléments à partir de 3 mois, et la sécrétion lactée maternelle baissait. Cela ne veut toutefois pas dire que la sécrétion maternelle devient inadéquate à partir de 3 mois ; cela peut tout simplement signifier qu'elle baisse progressivement quand l'on donne des compléments au bébé. Une étude récente (Cohen, 1994) a montré que l'introduction des solides chez des enfants âgés de 16 à 26 semaines n'avait aucun impact sur leur croissance ou leurs apports énergétiques. Il semble donc abusif de définir un âge arbitraire comme seul facteur permettant d'affirmer que le lait maternel ne suffit plus à lui seul à couvrir les besoins d'un enfant.

Perspective évolutionniste

L'étude de Whitehead portait sur les enfants Enga (une tribue de Papouasie). Cette tribu pratique un allaitement traditionnel L'espacement moyen entre les naissances est de 5 ans. L'âge moyen du sevrage est 4,5 ans. Les mises au sein sont très fréquentes de jour comme de nuit pendant des années, ce qui induit une longue période d'infertilité après chaque enfant. Les enfants ne reçoivent aucun solide avant au moins l'apparition de la première dent. Aucun enfant ne souffrait de malnutrition pendant ses deux premières années ; on observait par contre des signes de malnutrition chez les enfants de 4 à 5 ans, lors du sevrage. Tout laisse à penser que nos ancêtres de la préhistoire ne donnaient à leurs enfants que très peu de solides pendant leurs deux premières années.

Whitehead concluait que ces bébés, quand ils étaient exclusivement allaités entre 7 et 10 mois, ne recevaient pas assez de lait pour couvrir leurs besoins énergétiques. Les bébés qui ont été enrôlés dans son étude étaient pesés avant et après chaque tétée, et n'avaient droit qu'à 7 tétées par jour. Ces mesures restrictives sont probablement à la base d'une importante sous-estimation de la quantité de lait qu'ils recevaient en temps normal. La plupart des enfants protestaient énergiquement devant cet espacement des tétées, et on leur proposait une banane s'ils se réveillaient la nuit, ce qui devait aussi contribuer à abaisser la sécrétion lactée maternelle. Il est à noter que les bébés donnaient la nuit avec leur mère ; les auteurs veillaient à ce qu'ils ne soient pas mis au sein la nuit, ce qui n'a probablement pas empêché les mères de les faire téter « clandestinement » à l'occasion, la quantité de lait reçue par l'enfant n'étant alors pas comptabilisée. De plus, cette étude se faisait avec le soutien de Nestlé, qui fournissait des compléments de lait industriel, facteur susceptible, lui aussi, d'abaisser la sécrétion lactée de ces mères. Tout cela permet de penser que la consommation de lait maternel de ces enfants était artificiellement nettement plus basse que ce qu'elle aurait été dans des circonstances « normales ».

Surestimation des besoins énergétiques

Plusieurs études ont confirmé le fait que les besoins énergétiques des jeunes enfants étaient inférieurs d'environ 20% de ce qui était couramment préconisé par l'OMS et la FAO (Organisation Des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture). Les dépenses énergétiques semblent se stabiliser à environ 85 kcal/kg de poids corporel entre 6 mois et 3 ans.
Ces données ne permettent pas de penser que le lait maternel à lui seul ne suffit plus à couvrir les besoins énergétiques de la plupart des enfants.

De plus, les besoins énergétiques des enfants nourris au lait industriel semblent plus élevés, car leur température rectale et leurs dépenses énergétiques ont tendance à être plus élevées. En outre, les graisses du lait industriel sont moins bien absorbées que celles du lait humain, tout au moins chez le bébé. Etant donné que les graisses représentent une source importante de calories, et si cet état de fait persiste passé les premiers mois, les apports des bébés allaités n'ont pas besoins d'être aussi élevés que ceux des bébés nourris au lait industriel

Adéquation du lait maternel aux besoins d'enfants plus âgés

Pendant combien de temps, durant leur second semestre de vie, des enfants peuvent-ils avoir une croissance satisfaisante lorsqu'ils sont toujours exclusivement allaités à la demande ? Deux études ont essayé de répondre à cette question. Ahn et MacLean (1980) ont suivi 96 enfants de mères membres de La Leche League. La durée moyenne de l'allaitement exclusif était de 7 mois. 3 enfants ont été exclusivement allaités pendant plus de 12 mois. Les auteurs concluaient que « la plupart des enfants allaités par une mère en bonne santé n'ont pas besoin de suppléments pendant la majeur partie de leur première année pour avoir une croissance satisfaisante ». Sahnenperâ (1985) et ses collègues ont étudié 116 enfants de 6 mois exclusivement allaités ; 71 l'étaient toujours à 7,5 mois, 36 à 9 mois, et 7 à 12 mois. Tous ces enfants avaient une croissance satisfaisante, bien que le rapport poids/taille était plus bas chez les enfants allaités. L'apport protéique du lait maternel est inférieur à celui réalisé par d'autres aliments, mais aucun enfant ne présentait de signes de carence protéique. Confirmant ces résultats, une étude récente, portant sur 2148 enfants chinois, concluait aussi que le lait maternel suffisait à couvrir les besoins des enfants pendant bien plus de 6 mois ; la moitié de ces enfants ne recevaient aucun supplément avant 12 mois ; leur croissance et leur statut nutritionnel étaient très bons, ce qui laisse supposer qu'ils étaient convenablement nourris.

Les suppléments de fer

Diverses études ont suggéré que les enfants allaités n'avaient pas besoins de suppléments de fer avant 6 mois, mais que 10 à 30% des enfants pourraient en avoir besoin à l'âge de 9 mois. On en a déduit qu'il était prudent d'introduire des suppléments riches en fer à partir de 7 mois, 9 mois constituant la date limite pour ce faire, à moins que des analyses sanguines aient montré que le bébé faisait partie de la majorité qui n'avait pas besoin de compléments de fer. Cela ne semble donc pas un argument suffisant pour déconseiller la poursuite de l'allaitement exclusif passé 6 mois.

En conclusion

Rien ne permet actuellement de penser que la poursuite de l'allaitement exclusif après 6 mois ne permette pas de couvrir les besoins alimentaires des enfants. En fait, les enfants allaités à la demande reçoivent habituellement tout ce dont ils ont besoin jusqu'à 9 mois. Il n'existe aucune raison valable de limiter l'allaitement exclusif aux 6 premier mois de vie, ou de recommander l'introduction des solides ou de suppléments de fer entre 4 et 6 mois. Dans les pays en voie de développement, il serait judicieux de recommander la poursuite de l'allaitement exclusif jusqu'à au moins 9 mois, afin d'abaisser le risque d'infection et de malnutrition. Même dans les pays occidentaux, la poursuite de l'allaitement exclusif jusq'à 7 à 9 mois pourrait représenter le meilleur moyen d'obtenir un développement neurologique optimal. Ceci représente un excellent sujet pour les recherches à venir.

Commencer l'alimentation solide

Le lait maternel est la seule chose dont votre bébé a besoin jusqu'à l'âge de quatre mois au moins. La plupart des bébés se porteront très bien avec uniquement du lait maternel jusqu'à l'âge de six mois ou plus.

Pourquoi faut-il commencer les solides ?

Parce qu'il vient un moment où le lait maternel ne comble plus tous les besoins nutritionnels. Ceci ne veut pas dire, comme le disent certaines personnes mal informées, que le lait maternel est sans valeur nutritionnelle une fois passée les six premiers mois. Un bébé né à terme commencera à avoir besoin de fer provenant d'autres sources entre 6 et 9 mois. L'apport calorique réalisé par le lait maternel peut devenir insuffisant à partir de 8 à 9 mois, bien que certains bébés exclusivement allaités puissent continuer à avoir une croissance satisfaisante bien au-delà d'un an.

 Parce que certains bébés qui ne commencent pas les solides à un certain
stade (9-12 mois) peuvent avoir de grandes difficultés à accepter ensuite une alimentation solide.

Parce que votre enfant franchira un jalon important dans son développement quand il commencera les solides. Il est en train de grandir. En règle générale les bébés ont envie de manger des solides. Pourquoi les en empêcher

Quand faut-il commencer les solides ?

Le meilleur moment pour commencer l'introduction des solides c'est quand l'enfant commence à s'y intéresser. Certains bébés vont s'intéresser aux aliments qui se trouvent dans l'assiette de leurs parents dès l'âge de 4 mois. Entre 5 et 6, mois la plupart des bébés tendent la main pour essayer de prendre les aliments dans l'assiette de leurs parents. Quand le bébé commence à tendre la main vers la nourriture, il semble raisonnable de penser que le moment soit venu de lui en donner. Il n'y a pas vraiment de raison de commencer à une date spécifique (4 mois, ou 6 mois). Soyez à l'écoute de votre bébé.

Dans certains cas, il est préférable de commencer plus tôt. Quand un enfant semble avoir faim, ou quand sa prise de poids n'est pas aussi bonne qu'il serait souhaitable, il peut être raisonnable d'envisager de commencer les solides dès l'âge de 3 mois. Cependant, il est possible, avec de l'aide, de continuer à allaiter exclusivement tout en permettant au bébé d'être moins affamé et/ou de grossir plus rapidement. Mais si les méthodes proposées ne permettent pas de résoudre le problème, l'introduction des solides peut être une solution. Donner du lait industriel ne présente aucun avantage, et peut même présenter des inconvénients. Un bébé qui n'est pas complètement satisfait au sein peut commencer à prendre de plus en plus de lait au biberon, et finir par refuser de prendre le sein.

Un bébé allaité digère mieux et plus tôt les aliments solides qu'un enfant
nourri au lait industriel, car le lait maternel contient des enzymes qui l'aident à digérer les graisses, les protéines et les féculents. De plus les
bébés allaités ont été exposés à une plus grande variété de sensations gustatives dans leur existence, puisque le goût de nombreux aliments consommés par la mère se transmets à son lait. Les bébés nourris au sein
acceptent ainsi plus facilement les solides que les bébés nourris au lait artificiel. Le lait maternel est une chose étonnante n'est-ce pas ?

Comment faut-il commencer les solides ?

Quand un bébé commence à prendre des solides, vers cinq ou six mois, lepremier aliment donné ou l'ordre dans lequel les aliments seront proposés n'a pas vraiment d'importance. Au départ, il est prudent d'éviter des aliments très épicés ou hautement allergisant, tels que le blanc d'ouf ou les fraises, mais si votre bébé tend la main vers la pomme de terre qui se trouve sur votre assiette, assurez-vous qu'elle n'est pas trop chaude, et laissez bébé la prendre. Ce n'est pas la peine de suivre un ordre particulier, et ce n'est pas la peine de limiter bébé à un seul aliment pendant une certaine période de temps. Certains bébés exclusivement allaités n'aiment pas les bouillies de céréales lorsqu'elles sont proposées vers cinq ou six mois. Il n'y a pas raison de s'inquiéter ni d'insister si l'enfant ne veut pas de céréales. Les bouillies ne sont ni magiques, ni obligatoires. Offrez à votre bébé les aliments qui l'intéressent. Au début, laissez l'enfant apprécier la nourriture, ne vous inquiétez pas sur la quantité exacte qu'il ingère. De toute façon, la plus grande partie risque de se retrouver dans ses cheveux ou par terre. De plus, si le bébé a cinq ou six mois, ce n'est pas la peine de réduire ses aliments en purée. Au départ il suffit de les écraser avec une fourchette. Ce n'est pas la peine non plus de surveiller étroitement la quantité. Pourquoi limiter votre bébé à une cuillère à café s'il en veut davantage ? Vous n'avez pas besoin de gaspiller votre argent à acheter des petits pots pour bébé.

Soyez décontractés, nourrissez votre bébé à vos heures de repas ; lorsqu'il se débrouille bien avec les solides, offrez-lui une plus grande variété d'aliments quand l'occasion se présente.
La meilleure source de fer pour un bébé de cinq ou six mois est la viande. Les bouillies pour nourrisson contiennent du fer, mais ce dernier est mal absorbé et peut constiper le bébé.

Il n'y a pas de raison d'introduire les légumes avant les fruits. Le lait maternel est bien plus sucré que les fruits, donc il n'y a pas de raison de
penser que votre bébé mangera mieux les légumes si l'on retarde l'introduction des fruits.

Respectez ce que votre bébé aime et n'aime pas. Il n'y a aucun aliment essentiel si ce n'est le lait maternel. Si votre bébé n'aime pas un aliment,
n'insistez pas. Si vous pensez que cet aliment est important pour lui , attendez quelques semaines puis proposez-lui de nouveau.

Aux environs de 8 mois, les bébés ont tendance à affirmer leur caractère. Il se peut que votre bébé ne veuille pas que vous lui mettiez une cuillère dans la bouche. Il va sans doute vous la retirer des mains et la mettre lui-même dans sa bouche, souvent à l'envers, et les aliments vont lui tomber sur les genoux. Respectez ses tentatives d'indépendance, et encouragez son apprentissage.

Et si je commence les solides à trois mois ?

A cet âge il peut être prudent d'aller un peu plus lentement. Commencez avec
de la bouillie de céréales ou des aliments faciles à écraser comme une banane. Parfois un bébé mangera plus facilement si vous lui offrez les aliments avec le doigt plutôt qu'avec une cuillère. Allez-y plus lentement avec les quantités aussi. Mais au fur et à mesure que le bébé tolère les solides, la variété et les quantités peuvent être augmentées en fonction des désirs du bébé. Mais au fait, pourquoi commencez-vous à lui donner des solides à trois mois?

Faut-il commencer le repas par les solides ou par le sein ?

Quand un enfant commence les solides, les gens se demandent souvent s'il
faut commencer par lui donner le sein ou les solides. Si l'allaitement et l'introduction des solides se passent bien tous les deux, ça n'a pas vraiment d'importance. En fait, il n'y a aucune raison de donner le sein et des solides chaque fois que le bébé mange.


Feuillet No.16. Commencer l'alimentation solide, revu janvier 2000.
Dr Jack Newman - Pédiatre - Toronto - Canada
Ce feuillet peut être copié et distribué sans autorisation supplémentaire.

Source : Françoise Railhet
Responsable du Programme des Associés Médicaux de LLL France
http://www.lllfrance.org/

Le sevrage
 
 

Passer du sein au biberon est une étape importante et délicate pour le bébé, pour que le sevrage s'effectue en douceur, il devra se faire lentement et progressivement. En remplaçant jour après jour pendant deux semaines environ, une tétée au sein puis deux, trois et quatre par un biberon. Commencer par la tétée la moins importante : celle du goûter par exemple.
Dans ce cas, un comportement encore plus tendre est un des secrets de la réussite ! Les psychologues d'enfants nous ont en effet appris que le langage était un relais essentiel entre la mère et l'enfant, un pont de communication pour faciliter ce passage. 

L'enfant est extrêmement sensible à ce qu'il voit, à ce qu'il sent, à ce qu'il entend. S'il ne comprend pas exactement le sens des mots, il perçoit l'échange et la musique rassurante de la voix qu'il connaît.

Contre-indications

Avant de commencer le sevrage il faut savoir que certaines époques  sont contre-indiquées au changement d'alimentation : percée d'une dent, grosse chaleur, maladie, épidémie... Ces conditions risquent de rendre l'enfant plus fragile et moins bien le préparer à une modification de son alimentation.

Les conseils de votre pédiatre seront les meilleurs garants d'un sevrage à commencer et à bien mener.

Comment procéder ? 

Comme annoncé plus haut, le sevrage doit se faire progressivement. Un sevrage immédiat et brutal peut provoquer des troubles digestifs et affectifs chez le bébé.

De la quantité de lait de la mère et de son temps dépendront la durée du sevrage.
- La mère à peu de lait et elle est pressée de sevrer : elle doit remplacer chaque jour une tétée par un biberon.
- La mère n'est pas pressée ? Elle doit consacrer deux semaines au sevrage en procédant de la manière suivante : un jour sur deux, supprimer une tétée, en commençant par les tétées du milieu de la journée, et en finissant par celle du matin et celle du soir. En procédant de cette manière le sevrage prendra une quinzaine de jours.
- La mère veut sevrer mais elle a encore beaucoup de lait. Pour éviter les seins engorgés et douloureux, elle peut :
- soit remplacer en dix ou quinze jours cinq tétées par cinq biberons, puis continuez à allaiter à la sixième tétée, le matin, pendant trois ou quatre semaines.
- soit laisser passer quatre ou même cinq jours entre chaque suppression nouvelle de tétée. 

Le sevrage durera ainsi environ un mois. C'est long, mais préférable à un sevrage rapide qui, chez une maman qui a beaucoup de lait, risque de poser des problèmes, l'arrêt de la lactation se faisant lentement. 

N'hésitez pas encore une fois à prendre l'avis de votre pédiatre.

Quel lait choisir ?

Le mieux est encore de remplacer les tétées par des biberons de lait maternel. Sinon, entre le lait de vache frais ou industriel ? Il vaut mieux le lait industriel, il y a trop de différences entre le lait maternel et le lait de vache frais. 

Quelle quantité de lait ?

Les quantités à donner dépendront évidemment de l'âge du bébé.

Précautions

Il est important de se rappeler que le sevrage n'est pas qu'un changement de lait pour l'enfant, c'est aussi une modification de ses rapports affectifs. Il faut éviter au bébé durant cette période d'amplifier ses tourments : 
- éviter les trop longs déplacements, voyages par exemple. 
- évitez les séparations  trop longues
- retardez les éventuels déménagements et autres dérangements pouvant troubler un peu plus l'enfant..

Psychologiquement le sevrage brusqué est une épreuve qui peut laisser des traces chez le bébé. Beaucoup d'attention, de douceur et de tendresse seront nécessaires durant cette période délicate.

Sevrage momentané

Si pour une raison quelconque l'allaitement doit être arrêté provisoirement quelques jours (maladie, absence obligée, etc.), afin d'éviter un tarissement de la sécrétion lactée, la maman devra veiller à vider ses seins six fois par jour.

Compléments vitaminés

Lorsque l'enfant sera sevré, il sera nécessaire de lui faire un apport de vitamines. Consulter utilement le pédiatre à ce sujet tant pour le choix des préparations vitaminées que des quantités nécessaires à administrer.