Presse


Une demi-heure pour allaiter son bébé en Belgique

 

Le Conseil National du Travail vient d'entériner le droit aux pauses d'allaitement dans la législation via une nouvelle convention collective du travail.

Dès que la convention entrera en vigueur, soit le 1er juillet 2002, les jeunes mamans auront donc le droit de recourir à des pauses (avec compensation financière) durant leur temps de travail afin d'allaiter leur enfant. Comment s'exercera concrètement ce droit? Les travailleuses auront droit à une pause d'allaitement d'une demi-heure par jour. Seules les travailleuses dont les prestations sont d'au moins 7 h 30 de travail par jour pourront bénéficier de deux pauses (à prendre en une ou deux fois).

Les pauses seront à déterminer avec l'employeur. Et, à défaut d'accord, dans la période suivant les temps de repos prévus au règlement du travail. A noter que la période totale pendant laquelle la travailleuse a le droit de prendre des pauses d'allaitement est de 7 mois à partir de la naissance de l'enfant.

Pour pouvoir bénéficier de ce droit, la jeune maman doit avoir averti son employeur deux mois à l'avance, sauf accord commun entre les deux parties. Autant dire qu'il faut y penser au tout début de son congé de maternité pour pouvoir bénéficier de la convention.

Source : http://www.lameuse.be/ante/pages/WC201.html#ancre0298088
Belgique - Edition du 10/12/01

Libération le 22/02/2002 – Allaitement au travail

Le Conseil national du travail belge, une assemblée constituée à parité par des représentants des salariés et des patrons, a entériné, le 27 novembre 2001, une décision permettant aux mères belges qui allaitent leur nourrisson de le faire au travail. Le nouvel accord prévoit que ces pauses seront payées par les organismes de sécurité sociale et ce nouveau droit s'applique jusqu'au septième mois du bébé. Les mères pourront disposer de deux pauses allaitement d'une demi-heure. Dans chaque entreprise, une pièce devra être réservée aux mères qui allaitent. La loi devrait inciter les entreprises à développer des crèches et des pouponnières en interne. Dans les boutiques trop petites ou les entreprises familiales, les propriétaires, à défaut de pouvoir dégager une pièce, doivent permettre à leurs employées d'aller dans leur propre maison pour allaiter. En inscrivant ce droit dans sa loi, la Belgique se met en règle avec la convention 183 de l'Organisation internationale du travail (OIT). Du point de vue de l'allaitement, et dans le secteur privé. Car, depuis avril 2001, les femmes de l'armée belge n'ont plus le droit aux pauses pour nourrir leurs enfants. En France, le code du travail prévoit déjà les pauses allaitement (R. 224-2). Pendant deux pauses de trente minutes par jour, dans un local prévu à cet effet, les enfants peuvent être nourris au sein par leur mère. Cependant, aujourd'hui, les mères ne nourrissent plus les enfants au travail, ni ne prennent les pauses pour conserver le lait maternel comme on peut le faire dans les pays nordiques. En effet, cela suppose que des crèches ou des pouponnières soient à disposition des familles dans l'entreprise, pour que les enfants puissent être conduits à leur mère. La semaine dernière Ségolène Royal, secrétaire d'Etat à la famille et à la petite enfance, a présenté un projet pour favoriser le développement des crèches d'entreprises. Un guide est à la disposition des entreprises et deux aides publiques devraient être crées. La fédération des entreprises du commerce et de la distribution a signé avec le ministère une «convention cadre pour le développement de l'accueil collectif de la petite enfance dans les zones d'activité.» Quatre sites pilotes ont été retenus, des crèches devraient être crées qui intégreront les horaires à rallonge de la grande distribution, qui emploie 60 % de femmes, dont près de 40 % à temps partiel.
JL - Intellex