Presse


L'allaitement maternel et la cigarette,
un cocktail nocif pour bébé

Inspiraplex -Réseau de santé respiratoire

 

Une mère qui fume et qui donne le sein à son nourrisson lui transmet sous forme fractionnée l'équivalent en nicotine de 20 cigarettes par jour.

Le Dr Moira Chan-Yeung et ses collègues d'Inspiraplex, le réseau fédéral de centres d'excellence (RCE) en santé respiratoire, poursuivaient des travaux de recherche sur les moyens de prévenir l'asthme chez les nouveau-nés, quand ils ont fait cette étonnante découverte.

L'analyse des traces de cotinine -- une substance qui permet de mesurer l'exposition récente à la nicotine -- dans l'urine de nouveau-nés âgés de deux semaines a en effet permis aux chercheurs de constater des concentrations extrêmement élevées chez les bébés allaités au sein et dont les mères fument.

« On peut imaginer ce que produit dans le minuscule organisme d'un nouveau-né l'ingestion de telles concentrations de métabolites fractionnées de nicotine, souligne le Dr Chan-Yeung. Si les effets néfastes du tabac chez la femme enceinte sont connus, ainsi que les effets néfastes de l'exposition à la fumée secondaire, c'est la première fois que l'on constate l'ingestion de métabolites de nicotine par le lait maternel. »

Le Dr Chan-Yeung affirme que cette découverte est importante, car les mères cessent souvent de fumer durant leur grossesse et reprennent l'habitude après l'accouchement. Ces mères croient à tort qu'aussi longtemps qu'elles ne fument pas en présence de leur enfant, tout est pour le mieux. Elles ignorent cependant qu'en donnant le sein à leur bébé, elles leur transmettent des concentrations élevées de nicotine.

«Je crains que les mères qui fument interpréteront mal ce message et cesseront d'allaiter leur bébé plutôt que de chercher à se défaire de l'habitude du tabac, déclare le Dr Chan-Yeung. Notre message n'a qu'une interprétation possible : cesser de fumer.»

Dans le cas de mères qui ne fument pas et qui partagent leur domicile uniquement avec des non-fumeurs, on a décelé aucune présence de cotinine dans l'urine de leurs bébés. On a relevé de faibles concentrations de cotinine chez les bébés exposés à la fumée secondaire et qui n'étaient pas allaités au sein.

Le Dr Chan-Yeung précise qu'il n'est pas nécessaire que la mère fume 20 cigarettes par jour pour que l'on décèle une telle concentration chez son enfant. La cotinine s'amasse dans le lait maternel, et une mère peut fumer moins de 10 cigarettes par jour et le bébé peut lui se retrouver quand même avec l'équivalent en cotinine de 20 cigarettes dans son organisme.

« Nous ne pouvons pas prédire quel impact réel aura cette découverte sur la santé, précise le Dr Chan-Yeung, qui ajoute que la recherche n'est en qu'à ses débuts. Il nous faudra assurer un suivi auprès de ces enfants pour connaître les effets à long terme de l'allaitement et du tabagisme. »

Les enfants exposés à la fumée secondaire prédisposés à devenir fumeurs à l'adolescence

Les chercheurs de Montréal associés au réseau INSPIRAPLEX ont fait une découverte qui pointe vers une autre conséquence potentielle majeure de l'exposition à la fumée secondaire, cette fois-ci auprès d'écoliers du primaire.

Ils ont découvert en effet que les concentrations de cotinine décelées dans la salive des enfants qui vivent avec des fumeurs adultes et qui ont contracté l'habitude de fumer à l'adolescence étaient généralement plus élevées que celles notées chez les enfants vivant avec des non-fumeurs. Ils ont également constaté que les futurs fumeurs avaient également des poumons plus volumineux que la moyenne par rapport à leur taille.

La responsable de cette étude, le Dr Margaret Becklake, est professeur d'épidémiologie, de biométrie et de santé du travail au département de médecine de l'Université McGill.

Elle a souligné que cette étude visait au départ à cerner les particularités de l'environnement domiciliaire qui contribuent au développement de l'asthme chez les enfants. Les chercheurs se sont demandés par la même occasion s'il n'y aurait pas un moyen de découvrir chez les élèves du primaire lesquels étaient prédisposés à devenir fumeurs à l'adolescence. La mesure des concentrations de cotinine leur a apporté une réponse aussi surprenante qu'imprévue.

Entre 1990 et 1993, les chercheurs ont d'abord étudié un groupe de 989 enfants fréquentant 18 écoles de Montréal en première, troisième et cinquième année. Ils ont prélevé des échantillons de salive chez 201 de ces enfants afin de déterminer la concentration de cotinine et le degré d'exposition à la fumée secondaire dans leur foyer.

On a ensuite répété l'opération auprès des mêmes enfants entre 1994 et 1996 lorsque ces derniers avaient grosso modo 11, 13 et 15 ans. À cette étape, pas moins de 83 des 201 enfants examinés ont déclaré faire partie des « fumeurs », catégorie regroupant tous ceux qui ont affirmé avoir fumé au moins une cigarette par semaine pendant un mois ou plus.

La majorité des fumeurs contractent l'habitude du tabac avant l'âge de 25 ans, et selon les données de Santé Canada, 85 pour cent des 250 000 Canadiens qui contractent chaque année 'habitude de fumer sont âgés de moins de 16 ans.

« Nous voulions savoir s'il existe des causes biologiques, par opposition à sociologiques, qui poussent les gens à fumer, indique le Dr Becklake, et il semblerait que ce soit le cas. »

Le Dr Becklake fait remarquer que parmi les 201 enfants chez qui les chercheurs avaient relevé les concentrations de cotinine, les concentrations salivaires étaient plus élevées (à raison d'un nombre identique de fumeurs au foyer) chez les enfants qui se sont tournés par la suite vers le tabac à l'adolescence, par comparaison à ceux qui n'ont pas acquis cette habitude.

« Chez ces enfants, l'habitude passive de fumer semble avoir un effet plus marqué, affirme le Dr Becklake. Si cette observation est confirmée, cela voudrait dire que plus grande est la quantité de fumée secondaire absorbée durant l'enfance, plus grands sont les risques de contracter ultérieurement l'habitude de fumer. »

Le Dr Becklake n'a pas encore réussi à élucider pourquoi les enfants fumeurs en latence ont des poumons plus volumineux que la moyenne. Elle n'est pas la première à rapporter cette observation qui demeure sans explication. Par contre, la mesure des concentrations de cotinine a donné, elle, des résultats inattendus en permettant d'établir un rapport entre le tabagisme passif chez les enfants et une prédisposition au tabagisme une fois adulte. »

« Ces résultats étaient tout à fait inattendus, souligne-t-elle. Bien entendu, avant de tirer de plus amples conclusions, il nous faudra les valider par d'autres études, et nous examinons présentement diverses avenues en ce sens. Quoiqu'il en soit, ces résultats donnent à entendre un lien de cause à effet non négligeable et fascinant entre le degré d'absorption de la fumée secondaire et la formation de la future habitude de fumer . »

Les études de suivi ont parachevées en 1996 et les chercheurs sont sur le point de compléter leurs analyses.

INSPIRAPLEX, un des 14 réseaux de centres d'excellence (RCE), relie 70 chercheurs de 18 universités et centres de recherche du Canada spécialisés dans les maladies respiratoires. Le Programme de RCE, doté d'un budget de 47,4 millions de $, est financé conjointement par le gouvernement fédéral, le Conseil de recherches en sciences naturelles et génie, le Conseil de recherches médicales et le Conseil de recherches en sciences humaines.

Pour plus d'informations, veuillez visiter le site Web d'INSPIRAPLEX. 

 

Sevrage tabagique et homéopathie.

Les grands remèdes homéopathiques du sevrage tabagique.

Argentum nitricum 9 à 15 H : pour un sujet de tempérament nerveux, toujours en mouvement, toujours pressé, c’est un remède de fond essentiel pour l’intoxiqué tabagique. 5 granules le matin.

Nux vomica 9 à 15H : nous avons maintes fois évoqué ce remède. Il convient bien aux sujets stressés et surmenés, tournés vers les excitants : thé, café, tabac et souvent alcool. 5 granules le soir.

Anarcadium orientale 9H : remède indispensable pour toute démarche de désintoxication.

Ce remède est indiqué
- Lorsque l’esprit a décidé, et que sans même s’en rendre compte, l’on se tourne vers sa drogue
- Quand deux volontés s’affrontent, l’ange sur une épaule et le diable sur l’autre.
- Lorsque la prise de la drogue calme irritabilité, manque de concentration et céphalées.
5 granules matin et soir, et dès que l’envie se fait sentir. Il n’y a aucune limitation dans le nombre de prises au départ.

Autres remèdes utiles

Tabacum 7H : ce remède peut être utile en complément des précédents pour se désintoxiquer. Il traite généralement les malaises de la première cigarette: nausées, sueurs, vertiges, …et non les effets chroniques du tabac. Il est cependant d’usage de l’associer aux précédents remèdes dans le cadre du sevrage tabagique. Trois granules matin et soir.

Caladium 5H : ce remède traite plus volontiers les effets du tabagisme au long cours : troubles de la mémoire, toux chronique, difficultés sexuelles chez le grand fumeur. Associé aux précédents remèdes, il peut avoir un effet dissuasif sur la cigarette.

Gelsenium 9 À 15H : en cas d’anxiété et d’angoisses liées au sevrage, 3 granules trois fois par jour.

En pratique

Le matin et le soir Dans la journée En cas d’anxiété et de nervosité
Argentum nitricum 9H
Nux vomica 9H
Tabacum 7H

3 granules de chaque

Anarcadium orientale 9H
Caladium 5H
3 granules de chaque
dès que l’envie de cigarette se fait sentir, et cela aussi souvent que nécessaire.

GELSEMIUM 9H
trois granules matin et soir

 

Petits mots de mamans
 

Peut être une info qui pourra aider les fumeuses : je me suis arrêté grâce au comprimés de niquitin 4 mg.
Ca marche vraiment !!! On en prend un et l'envie de fumer disparaît en 30 secondes.
Mais il faut malgré tout de la volonté et prendre un comprimé plutôt qu'une cigarette !!!

Sur la notice il est écrit que l'on peut prendre jusqu'a 11 comprimés/jour. Pour ma part alors que j'étais une grosse fumeuse : 1 paquet/jour (voir 1 et 1/2) je prenais 4 ou 5 cp/jour et cela était amplement suffisant.

Je vous ai mis aussi les remèdes homéopathiques que j'ai utilisé. Cela m'a permis d'être beaucoup plus zen.

Avec Niquitin, l'homéopathie et un peu de bonne volonté vous êtes assuré de vous arrêtez dans de bonnes conditions et en mettant toutes les chances de votre côté !!!

Utilisés en respectant leur mode d'emploi, les substituts nicotiniques utilisés pour le sevrage tabagique apportent globalement moins de nicotine que le fait de fumer. De plus, effectivement, ils sont dépourvus des autres toxiques présents dans le tabac. Ils sont donc tout à fait utilisables pendant la grossesse et l'allaitement.